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Tour de Corse Historique 2026 : deux Porsche d’atelier au départ de Calvi
Du 6 au 10 octobre, la 26ᵉ édition s’élance de Calvi. O-ONE y engage son assistance complète derrière la Porsche 911 RSR 3 litres n° 61 de Philippe Poggioli et Lilian Cuer, en VHC — et y retrouve une 964…
Du 6 au 10 octobre 2026 · Calvi, Corse
Le rendez-vous
Tour de Corse Historique 2026 : cinq jours, dix-neuf spéciales
Le Tour de Corse Historique a gardé ce que le rallye moderne a perdu : des journées entières, des spéciales interminables, et une île entière pour terrain. Le Tour de Corse Historique 2026, 26e édition, s’élance de Calvi le mardi 6 octobre et y revient le samedi 10. Entre les deux, cinq étapes en font le tour — la Balagne le premier jour, la plaine orientale et la Castagniccia le deuxième, puis la descente sur Propriano, Ajaccio, et le retour par la côte occidentale. Le parcours est pris à l’envers de celui de l’an dernier.
Dix-neuf spéciales, un peu plus de 400 kilomètres chronométrés, près de 1 000 kilomètres au total. La plus longue, Chiatra-Feo, fait 40 kilomètres à elle seule : un rallye dans le rallye, le jeudi, au milieu de l’étape la plus dure de la semaine.
Au départ, plus de 440 équipages et 124 Porsche. Autant dire que la concurrence est de famille.

Sur cinq jours, ce n’est pas la voiture la plus rapide qui gagne. C’est celle qui prend encore le départ le samedi matin.
10e
Tour de Corse en assistance pour l’atelier
2
Porsche préparées à Bazainville au départ
1
atelier roulant sur l’île, pneus pluie compris
100 %
du rallye couvert par notre équipe

La n° 61
Une Porsche 911 RSR 3 litres construite à l’atelier

La 911 RSR 3 litres de 1974 appartient à la génération qui a fait la réputation de Porsche en Groupe 4 : six cylindres à plat refroidi par air, boîte cinq rapports, ailes élargies, aileron plateau, freins à disques ventilés hérités du prototype. Une voiture qui ne pardonne pas l’approximation et qui rend tout ce qu’on lui donne. En rallye historique, elle court en période H1 — 1972 à 1975 — avec son Passeport Technique Historique.
Celle-ci, nous l’avons construite. Entièrement, à Bazainville. Ce n’est pas une préparation posée sur une voiture existante : c’est une automobile montée pièce par pièce pour cet usage précis — l’asphalte corse, cinq jours de suite, sans rien casser.
Car c’est là qu’est la vraie difficulté du Tour. Une voiture peut être très rapide sur une spéciale. Le problème, c’est la quinzième, le vendredi soir, après 800 kilomètres de virages, quand la mécanique a chauffé tous les jours et que plus rien n’est neuf. Tout le travail d’atelier tient dans cet écart : la fiabilité d’abord, la performance ensuite, et les deux ensemble quand c’est possible.
Autour de la voiture
L’équipage, la catégorie, l’île

L’équipage
Philippe Poggioli court le Tour de Corse Historique sur cette 3 litres depuis plusieurs éditions, avec Lilian Cuer à ses côtés depuis 2023. Leur courbe est régulière : 39e au général en 2021, 31e en 2022, 23e en 2023, 26e en 2024. L’an dernier, une avarie de transmission réparée en course les a renvoyés à la 93e place sur 165 classés — mais ils ont terminé. Même voiture, même île, année après année.

Le VHC
Ce sont les Véhicules Historiques de Compétition : des automobiles conformes à leur fiche d’homologation d’époque, classées par période d’annexe K et munies d’un Passeport Technique Historique. Le chronomètre y compte comme dans un rallye moderne. Nous accompagnons les propriétaires sur ce terrain, de l’examen de la voiture au dossier d’éligibilité VHC.

L’île
On l’appelle le rallye aux dix mille virages, et le surnom ne vient pas de la publicité. Les routes corses enchaînent les appuis sans jamais laisser respirer la mécanique : freins, transmission, refroidissement, tout y travaille en permanence. C’est exactement le terrain où une voiture bien construite se distingue d’une voiture rapide.
Notre métier sur l’épreuve
Une équipe, un atelier roulant, cent pour cent du rallye
Préparer une voiture est une chose ; l’accompagner cinq jours durant en est une autre. C’est notre dixième Tour de Corse en assistance, et l’organisation n’a pas changé : être là, à chaque regroupement, avec ce qu’il faut.


L’atelier roulant
Entièrement équipé, il traverse l’île avec le rallye : établi, outillage, consommables, de quoi travailler au bord d’une route de montagne comme à Bazainville.
Les pièces de rechange
Ce qui peut casser en cinq jours est à bord, des éléments de trains roulants à la ligne d’échappement.
Roues et pneumatiques
Les jeux de sec et de pluie, montés et prêts. En Corse, la météo change d’un col à l’autre, parfois à l’intérieur d’une spéciale.
Les interventions entre spéciales
Le temps d’assistance est compté à la minute. Ce qui se fait dans ce créneau a été décidé bien avant d’y entrer.
Le contrôle du soir
Chaque fin d’étape, la voiture est entièrement reprise : serrages, niveaux, usures, jeux. L’étape du lendemain commence là.
Une équipe dédiée
Affectée à cette voiture et à elle seule, du départ de Calvi à l’arrivée de Calvi.
L’an dernier, la démonstration a été faite en course
Troisième jour de l’édition 2025. Un problème de transmission se déclare, non pas en spéciale mais en liaison, quelque part entre deux étapes. Notre équipe a réparé la voiture sur place et l’équipage a repris la route. Il a terminé le rallye, 93e sur 165 classés.
C’est exactement à cela que sert une assistance. Une panne de transmission au milieu de la Corse, sans équipe ni pièces, c’est un rallye qui s’arrête au bord d’une départementale. Avec, c’est une réparation, quelques heures perdues et une arrivée à Calvi le samedi.
Aussi au départ
Une Porsche 964 RS en VHRS, catégorie moyenne haute
Nous ne sommes pas en assistance sur cette voiture-là, mais elle sort du même atelier. Jean-Marie Pelletier et son fils Alexandre prennent le départ du Tour de Corse Historique 2026 sous le n° 318 avec une Porsche 911 Carrera RS 3.6 — la 964 RS — que nous avons entièrement préparée dans ce but.
Ils courent en VHRS, la régularité sportive, et dans la catégorie moyenne haute : celle où l’on ne roule pas tranquillement. Il ne s’agit pas d’aller vite, il s’agit d’aller exactement à la moyenne imposée, à la seconde, sur des routes qui ne s’y prêtent pas du tout.
L’an dernier, le même équipage roulait en 911 2,2 litres E de 1971 : 195 chevaux, une caisse étroite, une injection mécanique. Le passage à la 964 RS — 3,6 litres, 260 chevaux, freins de 911 Turbo et châssis abaissé — change l’échelle de la voiture, donc celle de la préparation.

Rendez-vous à Calvi
Le départ du Tour de Corse Historique 2026 est donné de Calvi le mardi 6 octobre, l’arrivée y est jugée le samedi 10. Notre équipe est sur l’île toute la semaine, derrière la n° 61.
