
Restauration Reynard 2KQ LMP900 : un projet emblématique autour d’un prototype LMP900 à châssis carbone, conçu à l’aube des années 2000, et remis à niveau avec une exigence de fidélité historique autant que de fiabilité d’exploitation. Sur cette auto, chaque détail compte : l’alignement des panneaux, la qualité des stratifications, la rigueur du faisceau, et la cohérence globale entre mécanique, carrosserie et électronique.
Restauration Reynard 2KQ LMP900 : un prototype de course au sommet de son époque
La 2KQ LMP900 appartient à une génération charnière : celle où l’endurance bascule vers des solutions composites abouties, des architectures aérodynamiques très travaillées, et une intégration de plus en plus fine des systèmes moteur. Le résultat est un prototype léger, rigide, et pensé pour encaisser des contraintes d’endurance tout en restant “réglable” dans ses équilibres (aéro, trains, refroidissement, freins).
Dans cette configuration, la LMP900 combine un châssis carbone (structure et sécurité), une carrosserie composite (carbone/kevlar selon les zones), et une motorisation de type V8 Mopar — avec, selon l’historique du châssis, la possibilité d’évolutions ou de remises en conformité avec une configuration d’origine documentée.
Sur un prototype de ce niveau, la restauration vise aussi l’exploitabilité : accessibilité mécanique, repérage, logique des démontages, et prévention des pannes “bêtes” (connectique, masses, capteurs, durites). Ce sont ces points, invisibles en photo, qui font la différence entre une auto simplement restaurée et une auto réellement prête à rouler.
Objectif de la restauration : authenticité, fiabilité et cohérence d’ensemble
Une restauration de prototype ne se limite pas à “refaire du beau”. L’objectif est de retrouver une auto juste : juste dans ses références, juste dans ses assemblages, juste dans sa logique de fonctionnement. Cela implique une approche transversale : contrôle structurel, ajustage carrosserie, reprise des zones sensibles, et remise à niveau des organes mécaniques avec une méthode d’atelier (mesures, couples, tolérances, traçabilité).
Mécanique : moteur, périphériques et fiabilisation
La partie moteur est traitée comme un ensemble complet : inspection, remise à niveau selon les spécifications retenues, contrôle des périphériques, et vérification de tous les éléments qui “font” la fiabilité (refroidissement, lubrification, étanchéités, alimentation, capteurs, connectique). Sur un LMP900, l’accès est souvent contraint : la qualité des montages et le cheminement des durites/câblages font une différence immédiate en exploitation.
Transmission : boîte séquentielle et contrôle des liaisons
La transmission fait l’objet d’une révision complète : contrôle des jeux, état des arbres et pignons, inspection des commandes, et validation de la cohérence avec le groupe motopropulseur. Une boîte séquentielle exige une rigueur particulière sur les réglages et les alignements ; l’objectif est d’obtenir des passages francs, reproductibles, et compatibles avec une exploitation en roulage.
Carrosserie, composites et peinture : retrouver la ligne, la symétrie et l’aéro
La carrosserie d’un prototype n’est pas un simple habillage : elle conditionne l’aérodynamique, les flux de refroidissement, et souvent l’accessibilité mécanique. La restauration passe donc par un travail précis d’ajustage et de reprise : alignements, fixations, état des bords, rigidité des zones sollicitées, puis préparation et peinture dans une logique fidèle à l’identité du châssis.
Électricité et gestion moteur : faisceau, capteurs, logique système
Le faisceau et la gestion moteur sont traités avec la même exigence que la mécanique : diagnostic, remise au propre, sécurisation des connexions, contrôle des masses, et validation de la cohérence capteurs/ECU. Sur une LMP900, une panne “simple” peut immobiliser l’auto ; une restauration sérieuse vise donc une architecture propre, lisible, et maintenable.
Une restauration O-ONE : méthode, traçabilité, et logique d’exploitation
Dans l’atelier O-ONE, la restauration Reynard 2KQ LMP900 est menée comme un projet complet : mécanique, composites, peinture, électricité et mise au point. L’enjeu est de livrer une auto cohérente, exploitable, et conforme à l’esprit du prototype, que ce soit pour une collection, une exposition, ou une utilisation en événements historiques.
Pour situer le contexte (références générales), voici deux ressources externes utiles :












































